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Expected Returns 2017 - 2021Vous souhaitez lire le rapport complet?


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Après la pluie vient le beau temps

06-10-2016 | Insight | Lukas Daalder

Chaque année, Robeco examine les perspectives de l'économie mondiale sur les cinq ans à venir. Notre analyse permet d'établir des prévisions pour les principales classes d'actifs ainsi que trois scénarios possibles (scénario de base, scénario de stagnation et scénario de croissance élevée).

Points clés
  • Les espoirs d'un retour à la normale de la politique monétaire en 2016 ont été réduits à néant
  • Les investisseurs professionnels font preuve d'un sentiment d'une extrême faiblesse
  • Une normalisation progressive reste selon nous le scénario le plus probable

En décembre 2015, lorsque nous nous sommes réunis pour débattre du contenu de cette nouvelle édition annuelle de «Expected Returns», nous étions optimistes. L'Europe avait surpris tous les observateurs en affichant une croissance supérieure à la tendance, l'économie mondiale se redressait et le premier relèvement de taux de la Fed n'avait pas entraîné la débâcle boursière que beaucoup redoutaient. Le processus de normalisation monétaire était sur le point de démarrer.

Bien sûr, des problèmes existaient. Il en existe toujours. La baisse continue du cours du pétrole, positive certes pour les consommateurs, mais inquiétante pour les marchés financiers. Des économistes s'accordant de plus en plus à dire que les niveaux toujours plus élevés de dettes pourraient entraîner un cycle de dette défavorable. Et l'effondrement des marchés émergents avec les économies brésilienne et russe affichant un net repli (de 3,8 % et 3,7 % respectivement en 2015), plus une croissance chinoise semblant de moins en moins soutenable. Toutefois, il n'y avait là rien d'impossible à surmonter.

Des nuages de plus en plus sombres

Huit mois plus tard, nous ne sommes plus si optimistes. L'espoir d'une normalisation s'est évanoui, la Fed n'ayant procédé qu'à un seul relèvement de taux. La chute des cours du pétrole a mis un frein à l'élan positif dont bénéficiait l'économie américaine et les perspectives sont devenues plus incertaines. Certains facteurs externes ont également entamé la volonté de la Fed en matière de relèvement des taux : l'incertitude à l'égard de la Chine, la volatilité des marchés financiers et le sérieux coup dur provoqué par le vote du Brexit. Tout cela a réduit à néant tout espoir de retour à la normale en matière de politique monétaire, poussant le Royaume-Uni à suivre la BCE et la Banque du Japon à s'engager sur la voie de l'assouplissement quantitatif. Donc, à moins de considérer que l'assouplissement quantitatif est la nouvelle norme, il est évident que l'année 2016 ne sera pas celle de la normalisation monétaire.

S'agit-il seulement d'un nouvel incident de parcours ou faut-il finir par admettre la probabilité d'un des nombreux scénarios catastrophe : désintégration de l'économie européenne (Brexit, montée en puissance des partis populistes, banques italiennes), atterrissage brutal de la Chine (échec du rééquilibrage économique, poids de la dette), renforcement du protectionnisme (effet Trump), perte de crédibilité des banques centrales (Japon) ou encore éclatement de la bulle de la dette. Il est vrai que nous n'avons que l'embarras du choix.

Après la pluie vient le beau temps

Néanmoins, les choses vont-elles aussi mal qu'elles en ont l'air ? Il est vrai que les raisons ne manquent pas de le penser. Selon nous, le moral des investisseurs professionnels n'a jamais été aussi bas. Cette impression est corroborée par ce qu'intègrent les marchés financiers : les anticipations d'inflation moyenne du marché européen sur la période 2021-2026 ne sont que de 1,25 %. Si l'on regarde les statistiques de l'Allemagne de l'Ouest (connue pour sa position inflexible en matière d'inflation), ce type de moyenne à cinq ans est relativement rare. Possible ? Bien sûr. Mais est-ce probable ? Seulement si l'on est particulièrement pessimiste en ce qui concerne l'avenir. Et c'est précisément ce que nous tenons à souligner :

le pessimisme représente en lui-même un risque. Le fonctionnement de l'économie est truffé de prophéties auto-réalisatrices et lorsque l'on s'est engagé sur une voie, il est difficile de renverser la vapeur. Une fois que la croissance s'affaiblit, les producteurs et consommateurs se montrent plus prudents, l'investissement, l'emploi et la consommation se contractent, ce qui renforce la tendance baissière.

En règle générale, les marchés actions touchent leurs points bas lorsque la situation est des plus sombres. Si les bénéfices fondent, que les entreprises font faillite, que les salariés sont licenciés et que l'on annonce que « c'est la fin du capitalisme tel que nous le connaissons », c'est à ce moment-là que l'on assiste à une inversion de tendance. Les mauvaises nouvelles peuvent se poursuivre pendant plusieurs mois, mais le marché les a alors déjà intégrées. Pires sont les anticipations, meilleures sont les chances que toute surprise soit une bonne surprise.

Après la pluie vient toujours le beau temps. Et si le moral des investisseurs est un baromètre, la pluie est d'ores et déjà diluvienne.

Scénario de base

Même s'il est tentant de succomber au pessimisme ambiant, nous continuons de penser qu'une normalisation progressive reste le scénario le plus probable. Traitez-nous d’optimistes si cela vous chante. Il y a un élément que beaucoup négligent : malgré la faiblesse de la croissance, les marchés du travail reprennent des couleurs et, dans les grandes économies, le taux de chômage est actuellement inférieur à sa moyenne de long terme. Dans ce scénario, les consommateurs disposant d'un revenu disponible dopé par la chute des cours du pétrole devraient jouer un rôle central. Bien entendu, compte tenu des hypothèses de croissance et d'inflation sous-jacentes, nous ne prévoyons rien de spectaculaire : l'économie mondiale affichera une croissance d'environ 3 %, l'inflation atteindra en moyenne 2,5 % au niveau mondial et 2 % dans les pays développés. Néanmoins, nous sommes tout à fait conscients des risques que comporte l'environnement actuel, c'est pourquoi nous attribuons une probabilité de 60 % à notre scénario de base.

previsions-de-rendements-annuels

Le tableau résume nos prévisions pour les grandes classes d'actifs. Nous ne sommes pas particulièrement optimistes vis-à-vis des obligations d'État, nous avons de ce fait abaissé notre prévision à cinq ans pour la dette souveraine européenne AAA à -3,5 % (2015 : -3,0 %). Les taux sont tombés à des niveaux encore plus bas que ceux de l'an passé, offrant ainsi moins de protection contre une évolution défavorable des prix. Toutefois, cette prévision de -3,5 % est basée sur les obligations allemandes à 10 ans de référence, dont le rendement est l'un des plus bas au monde. Pour les États-Unis, nos projections indiquent un rendement négatif de -0,25 % (en devise locale), tandis que les obligations périphériques européennes offrent également de meilleures performances. En ce qui concerne les actions des marchés développés, nous avons relevé notre objectif à cinq ans à 6,5 % (2015 : 5,5 %), reflétant ainsi une baisse des valorisations relatives aux marchés actions mondiaux.

Scénario de stagnation
Nous sommes devenus plus prudents, comme en témoigne la révision à la hausse de la probabilité attribuée à notre scénario de stagnation (de 20 % à 30 %). Dans celui-ci, nous tablons sur une croissance mondiale de seulement 1,6 %, soit moitié moins que le niveau des cinq dernières années. Certaines régions entreront en récession et la Chine affichera une croissance nulle, suivie d'une reprise modérée. L'inflation tombera à une moyenne de 1 %, évitant la déflation grâce à la contribution des marchés émergents. L'Occident, de son côté, sombrera dans un scénario à la japonaise. Contrairement au scénario de base, dans ce scénario défavorable, les obligations sont encore un investissement de choix, car elles restent la seule source de performance.

Scénario de croissance élevée

Dans notre scénario optimiste (probabilité de 10 %), les États-Unis et la zone euro profitent d'une croissance solide, soutenue au départ par la consommation, puis par l'investissement. L'économie mondiale entre dans un cercle vertueux et les ratios d'endettement reculent. La Chine parvient à rééquilibrer son économie et la croissance s'accélère au Japon. En moyenne, la croissance économique mondiale réelle atteindra 3,5 %. Il ne s'agira peut-être pas d'une croissance tonitruante par rapport aux 3,25 % des cinq dernières années mais, si l'on tient compte du vieillissement et du tassement de la croissance chinoise (6 % par rapport à 8,5 % en 2010-2015), cela signifie que la croissance sera supérieure à son potentiel sous-jacent. L'inflation constitue la principale menace, mettant à mal les obligations et pesant quelque peu sur la performance des actions, les salaires et les coûts de financement pénalisant les marges.

Pour plus de détails sur ce que Robeco pense que les marchés financiers nous réservent pour la période 2017-2021 et pour en savoir plus sur les sujets phares de cette année : le super cycle d'endettement, les marchés émergents et le réchauffement climatique, visitez www.robeco.com et téléchargez nos « Prévisions de rendements 2017-2021 – Après la pluie vient le beau temps ».

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