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Présidentielle française: un répit pour la zone euro

24-04-2017 | Insight | Leon Cornelissen, Lukas Daalder Emmanuel Macron affrontera Marine Le Pen au second tour des élections présidentielles françaises le 7 mai prochain. Pour les marchés financiers, il s’agit d’un répit de court terme, même si bien des défis restent à relever à plus long terme.

Points clés
  • un résultat positif à court terme pour les marchés et le climat des affaires
  • Une présidence Macron ne lèverait pas toutes les incertitudes
  • L’attention des investisseurs se tourne désormais vers l’Italie
Le centriste indépendant, Emmanuel Macron, est arrivé dimanche en tête du premier tour de l’élection présidentielle française, avec 23,9% des suffrages, devant Marine Le Pen, la candidate du Front National avec 21,4%, selon les données partielles du ministère de l’Intérieur basées sur 97% des inscrits. Les deux candidats ont devancé François Fillon, l’ancien Premier ministre conservateur, et le candidat de gauche radicale Jean-Luc Mélenchon.

« La folle course de chevaux à quatre des derniers mois s’est terminée avec un résultat positif pour les marchés financiers, » estime Léon Cornelissen, Chef Économiste chez Robeco. « Le résultat est globalement proche des anticipations des sondages et la participation, contrairement aux attentes de certains, est demeurée conforme à la norme pour une élection présidentielle en France. »

Les chances de voir la candidate nationaliste et eurosceptique, Marine Le Pen, entrer à L’Elysée se sont réduites. « Les sondages réalisés avant le premier tour suggéraient que Macron serait le candidat le plus robuste face à Le Pen et pourrait remporter le second tour à 61% contre 39%, » note Cornelissen. « Le marché des paris voit estime désormais la probabilité d’un victoire de Macron à près de 90%. »

Un répit à court terme mais…

A court terme, une présidence Macron serait considérée comme une bonne nouvelle pour l’amélioration en cours du climat des affaires en zone euro et écarterait la perspective d’une sortie de la France de la zone euro et de l’Union européenne. « Les actions européennes devraient surperformer les marchés internationaux, même si les gains seront aussi probablement limités par la hausse de l’euro, qui s’est apprécié de 1,5% face au dollar en raison du résultat de l’élection, » souligne pour sa part Lukas Daalder, Responsable des Investment chez Robeco. « Sans surprise, le marché obligataire français a également bien réagi, l’écart de rendement des obligations d’état se réduisant par rapport à l’Allemagne. »

« L’idée d’un Frexit n’a jamais été très populaire en France, comme l’illustre le discours plus prudent de Marine Le Pen sur ce sujet récemment. Elle est désormais clairement écartée pour plusieurs années, » souligne Léon Cornelissen. « Emmanuel Macron était aussi le seul ouvertement Kremlin-sceptique des quatre principaux candidats ce qui devrait faciliter les relations avec Berlin par la suite. »

En attendant, l’économie française reste portée par un cycle haussier, le rythme de croissance s’étant renforcé à 1,5% pour cette année. Une présidence Macron, désormais probable, permettra de réduire fortement le risque d’instabilité en zone euro.

A moyen terme, de nombreuses incertitudes demeurent cependant. Macron n’a l’appui d’aucun des grands partis politiques traditionnels. « Après les élections législatives de juin, il devra probablement former une coalition, » estime Cornelissen. « Sera-t-il en mesure de mettre en œuvre son programme de réformes économiques ? Ou bien la France restera-t-elle encore à la traîne de l’Allemagne augmentant ainsi le risque politique pour les prochaines élections présidentielles ? »

Prochain grand sujet d’inquiétude : l’Italie

L’attention des marchés financiers devrait maintenant se tourner vers l’Italie, où le mouvement Cinq Etoiles se place actuellement en tête des enquêtes d’opinion et où des élections doivent être organisées au plus tard d’ici au mois de mai 2018. « Une majorité parlementaire eurosceptique est probable, même si elle peu de chances d’aboutir à une coalition de gouvernent stable, » prévient Cornelissen.

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